5 points à vérifier pour réussir l’achat d’un terrain de construction

Décider de faire construire sa maison est une aventure ambitieuse, mais souvent complexe. Parmi les toutes premières étapes de la construction se trouve la sélection du terrain. Avant de le choisir, on pense bien sûr à la localisation et au prix d’acquisition, mais aussi à l’environnement général et immédiat, ainsi qu’à la configuration précise des lieux. Cependant, il ne faudrait surtout pas oublier un autre élément, tout aussi décisif : la nature du sol. Ses caractéristiques vont en effet être déterminantes pour les fondations et les méthodes de construction. Voici 5 manières de bien évaluer la situation, pour acheter un bon terrain à construire.

achat terrain construction

Avant l’achat, observer la configuration du terrain

Le sol doit pouvoir constituer un socle parfaitement stable pour les fondations : celles-ci ne doivent pas bouger avec le temps, pour éviter que le bâti ne se détériore petit à petit. Certains éléments très généraux donnent déjà des indications. Un terrain plat, sur lequel d’autres maisons sont déjà construites, sera a priori plus rassurant qu’un terrain en pente, couvert de végétation, et témoignant de récents glissements de terrain (la présence d’arbres penchés peut être un indice). De même, un terrain ayant visiblement été beaucoup travaillé, avec des creux et des bosses notables, pourra demander davantage de vigilance.

Quelle est la végétation présente sur le terrain à construire ?

Les arbres et plantes présents sur un terrain à bâtir aident à évaluer son degré d’humidité. Trouver des roseaux, des peupliers ou des saules, peut faire soupçonner la présence d’une réserve d’eau, souterraine ou non, par exemple. Or, les variations du niveau d’humidité peuvent avoir un impact sur la stabilité des fondations et donc, sur l’intégrité de la construction.

Regarder l’état des constructions voisines du terrain

Chaque terrain est unique. Toutefois, jeter un coup d’œil aux terrains voisins, s’ils sont déjà construits, permet souvent d’avoir une première idée de ce à quoi il faut s’attendre. Si les murs présentent des signes de détérioration, tels que des fissures, des traces d’humidité, ou du crépi décollé, cela donne un indice important sur le degré d’humidité du sol. Parfois, rien n’est visible. Mais une visite de courtoisie peut fournir l’occasion d’en apprendre davantage, et de faire connaissance, pourquoi pas, avec ses futurs voisins…

Bien se renseigner sur le terrain auprès du vendeur et de la mairie

Le vendeur est sans doute la personne la plus qualifiée pour répondre aux interrogations des aspirants propriétaires, car il connaît normalement l’histoire du terrain : remblayage éventuel par le passé, par exemple. Mais la commune peut également être un interlocuteur valable, dès lors qu’elle détient de précieuses informations sur les risques de sécheresse, d’inondation, ou liés à l’existence de carrières. Enfin, internet peut se révéler très utile, grâce à des sites instructifs comme celui du BRGM.

Faire réaliser une étude géotechnique avant l’achat

Mais pour être certain de ne pas se tromper au moment de l’achat de son terrain à construire, rien ne vaut l’avis de professionnels d’un bureau d’études. Une personne spécialisée dans la maîtrise d’ouvrage va ainsi réaliser une étude de sol, afin de lister clairement les points forts et les points faibles du terrain. A partir de ces informations concernant la résistance mécanique, mais aussi la présence d’eau par exemple, il va être possible de connaître le type de fondations nécessaires, et d’anticiper certains risques.